Je vous ai laissé sur un suspense insoutenable : des pédales impossibles à dévisser. Sur les conseils de Mjr et d’Omarmatuer, j’ai creusé un peu le côté « sens de vissage/dévissage ». Bien vu ! En effet, il s’avère que le sens de vissage/dévissage est différent selon la pédale. Ainsi, la pédale de gauche se dévisse dans le sens des aiguilles d’une montre, alors que pour la droite il faut opérer dans le sens inverse. Bon, déjà, cela va me permettre d’aller dans le bon sens. Découverte suivante : en théorie, on utilise une clé « à pédales », bien plus longue que la simple clé plate que j’utilisais. Et cette longueur n’a qu’un seul but : pouvoir faire suffisamment levier pour dévisser. Et oui, il faut y aller comme une grosse brutasse. Ha, pendant que j’y pense, très important : tenir la manivelle opposée avec l’autre main, sinon vous n’allez jamais vous en sortir. Bref, la recette miracle est : le bon sens de dévissage, et un gros coup de latte. Après cela va tout seul. Idem pour le montage, avec la bonne clé Allen.
Viens ensuite l’essai, grandeur nature. Et là, en fait, je teste trois choses : les chaussures, les pédales, … et le fait de pédaler avec ce type de bidules. Et oui, je préviens, c’était une nouveauté, vu que je n’avais jamais pratiqué auparavant, donc les comparatifs seront un peu hasardeux, et mes « découvertes » un peu ridicules. Les chaussures avec cales, pour marcher, c’est pas glop, mais je n’ai pas chuter comme on me l’avais prédit. Il est vrai que l’arrêt et le démarrage sont un peu hasardeux, mais j’ai réussi à tenir debout. Cela provoque toutefois quelques situations perturbantes. Par exemple, j’ai toujours eu l’habitude, en arrivant sur un rond point, de me libérer un pied pour prendre une impulsion rapide sur le bitume, pour me relancer rapido si je ne m’arrête pas totalement. Bon bah là, il faut oublier : pas de grip sous la chaussure, donc cela glisse, impossible de relancer, obliger de sur-compenser avec l’autre jambe, c’est la misère. Va falloir faire sérieusement attention pour les freinages d’urgence. En phase de pédalage, pas de soucis. On profite un peu plus de l’inertie, vu que l’on fait corps avec le vélo, mais ce n’est pas non plus révolutionnaire. En fait, personnellement, j’apprécie surtout ce maintien amélioré dans les situations « spéciales », où cela devient plus rassurant : relances en danseuses par exemple. Le déclipsage est super simple, je m’y suis fait en quelques secondes. Cela doit être dû au fait que la mâchoire des pédales est super souple. Clipsage simple à l’arrêt, plus délicat en roulant. A noter que j’ai été bêtement surpris d’avoir un peu de jeu d’une manière latérale quand j’ai le pied clipsé, mais finalement, je me suis rendu compte que c’est tout à fait logique, sinon jamais je n’arriverai à me décrocher. A noter qu’au bout de 50 minutes j’ai commencé à ressentir un certain manque de confort dans mes chaussures, avec un échauffement au niveau de la plante des pieds, et des sensations désagréables dans les orteils. Pour le moment je vais mettre cela sur le compte des chaussures « qui doivent se faire », ou d’un mauvais réglages de câles. On verra bien sur des sorties plus longues. Mais au final, c’est très satisfaisant. On en reparle d’ici quelques semaines, ou au printemps si le climat n’est pas propice dans les temps qui viennent.
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