Fichtre. Plus de 14 mois sans rien poster ici. Je crois bien que cela n’est jamais arrivé, en plus de dix années d’existence. Les plus ronchons pourraient dire que parfois il aurait mieux fallu, vu le niveau de ce qui a pu être écrit. Soit.

M’enfin, justement. Ce n’est pas faute d’avoir eu pleins de choses à raconter, pendant cette absence. Pas de quoi écrire un roman, ou de passionner les foules. Mais quand même, jugez vous-même. Dans le désordre : j’ai été contraint de quitter le projet ou j’étais depuis 6 ans, on s’est pris une tornade sur la gueule, j’ai été menacé de passer à la compta, on a changé de voiture, j’ai retrouvé un très vieux projet dans la joie et l’allégresse, on m’a trouvé des zébrures, j’ai vu une psy, je me suis trouvé un côté AFOL, on m’a refusé un bilan de compétence, j’ai creusé une tranchée, j’ai perdu 3 kilos, on a changé de banque, je suis passé à 80%, j’ai vu la Tour Eiffel, j’ai été très déçu par certains … Et j’en oublie. Pas-sion-nant vous dis-je !

Va falloir s’y remettre. Il parait que cela pourrait me faire du bien.

J’ai pas mal hésité, avant d’écrire ces lignes. Quand je vois les exploits sportifs de « Tiboss » et « Ekoy Bilette », mes frasques vont paraitre grotesques. Mais bon, c’est aussi cela, Internet.

Après plusieurs semaines de tours de roues sur le home trainer, je voulais voir ce que cela pouvait donner « en vrai », pour me faire une idée. Je me suis donc décidé ce matin, en choisissant des routes bien connues, pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Quelques minutes avant de décoller, je me résous à faire sans électronique : la pile de mon Polar est KO, et je n’ai pas encore monter le nouveau compteur. Tant pis, on fera ça à l’ancienne.

Les premiers kilomètres se passent bien. Les jambes tournent correctement, le dos va bien. J’y vais avec beaucoup de précautions, cela va tout tout tout doucement. Cela ne sert à rien de bourrer, ce n’est pas l’objectif de cette sortie. La météo est sympa, j’y vois des bonnes ondes pour cette promenade. Petit bémol tout de même, sur une relance je constate un bruit de frottement de freins sur la roue avant. Mouais, bof, je décide donc de rester le cul sur la selle, pour éviter les mauvaises surprises.

J’arrive à Mauzac assez rapidement, avec en vue la principale « difficulté » de la journée : la montée vers Montaut. Oh, attention, cela n’a rien d’un col, juste une succession de 3 côtes permettant d’atteinte le petit bled de « Montaut », perché en haut des coteaux. Tiboss a déjà eu l’occasion d’y gouter : rien de violent pour lui, mais ça casse tout de même un peu les pattes.

J’attaque donc les premiers mètres rassuré par ces kilomètres joyeux. Mais je dois me résoudre à aligner le braquet de fainéant, incapable d’avancer. Je sens que mon rythme cardiaque monte trop vite, sans pouvoir le mesurer. Mon asthme à l’effort se rappelle à moi. Putain, j’ai été tranquille pendant 15 ans, et voilà que ça revient depuis l’année dernière. J’essaie de trouver un second souffle. Les jambes brulent, mais je vois le haut de la côte.

Satisfaction de courte durée, j’avais oublié qu’on enchaine la deuxième étape quelques mètres plus tard. La ligne est droite, dévoilant sans équivoque le pourcentage. Implacable. Les gambettes sont en feu. Je suffoque. Je dois être facile à 185-190 pulsations par minute. Je suis collé à la route. Ce ne sont plus mes jambes qui me font avancer, mais la fierté. Plusieurs fois, j’envisage de mettre le pied à terre … mais pourquoi faire ? Finalement, je ne sais pas comment, je passe cette montée. J’entame direct la descente qui suit, mais une légère glissade sur des gravillons me montre que je n’ai plus aucune lucidité, je mets pieds à terre dans la descente, pour m’alimenter et boire un coup.

Après quelques minutes, je repars, pour le dernier tronçon. Je lutte, je souffre, je meurs au moins 6 fois, j’ai l’impression d’être arrêté, voir de faire de la marche arrière, mais cela passe. Je suis cuit de chez cuit, je décide donc de raccourcir le parcours, pour rentrer tranquillement. Je pause quelques minutes pour profiter du point de vue.

La descente vers Noé est pénible. Je n’ai plus aucune lucidité, je suis debout sur les freins. Je suis même à la limite de chuter dans les épingles, tellement ma vitesse est faible. Je me rends à l’évidence : j’ai les jetons dans ces descentes. Fatigue ? Peur du matériel, de la chaussée, de la vitesse, des autres véhicules ? J’en sais rien, mais je flippe. Je suis ridicule. L’arrivée à Noé est un soulagement. A peine entré dans le bled que j’entends un vilain bruit de casserole : je viens de perdre un porte bidon et le bidon qui va avec ! Des sueurs froides me parcourent l’échine : et si j’avais perdu tout ça dans cette fameuse descente ?!? J’évacue très vite cette idée, sinon je ne pourrai plus rien faire.

Je rentre tant bien que mal, mais chaque kilomètre est une souffrance : mon dos me fait souffrir, j’ai mal au cul, mes jambes sont dures. Je n’ai plus de jus, je fais un peu n’importe quoi. Je me surprends même à faire de la roue libre sur du plat. J’arrive enfin à la maison. 2h15, pour une quarantaine de kilomètres. Oui, vous avez bien lu. Ridicule.

C’est pas gagné.

En janvier, cela aurait fait une peu « résolutions ». En février, bof. Fin mars, finalement, c’est pas mal, avec presque déjà trois mois de claqué.

Donc, on va en faire quoi de 2014 ? Pfiouuu vaste sujet. On a fait pas mal de truc en 2013 : fin de l’aménagement de notre chambre, fin de gros travaux dans le bureau, refonte complète de la cuisine, tapisserie et renouvellement complet dans la salle …  Au niveau intérieur, on aimerait finir les finitions de décos dans la salle et la cuisine, refaire la chambre de la Poulette, meubler le bureau, mettre un coup de peinture dans l’entrée. Si on s’écoutait, l’extérieur devrait être la priorité cette année. Mais on a pleiiiiiins d’idées : réparer le système d’arrosage, mettre un nouvel abris pour la pompe, faire un abris en bois en dur, refaire le potager, isoler le plafond du garage er revoir sa dalle à l’entrée, refaire la terrasse, penser à des parterres, etc etc. Pas de quoi chômer quoi. On vous tiendra au courant …

D’un point de vue plus personnel, vu que l’on me posera la question, pas d’objectif sportif ambitieux. Niveau condition physique, je pars de trop loin. Et sur les conseils des toubibs, je vais plutôt m’axer sur le renforcement de ma nuque et de mon dos qui me font trop souffrir et m’handicapent si je veux faire un truc un peu plus poussé. Je serai donc raisonnable, en cherchant ainsi le retour de forme plutôt que la performance. J’ai d’ores et déjà trouvé une salle de sport proche du boulot, pour me bouger entre midi et 2.

Et niveau boulot … bah … j’en parlerai peut être dans un article dédié …

Il est temps de vous présenter la famille Wing.

Au tout début, il y a eu le X-Wing, offert à papa pour son anniversaire

xwing

Mais Liam voulant participer au trip, le Père Noel a donc apporté un A-Wing

Awing

Sauf que … l’ A-Wing se sentant un peu seul, Liam a commandé à Gmar Corp© un nouveau modèle … le PA.P.A-Wing

Papawing

On ne se moque pas ! C’est fait avec les moyens du bord, moyens qui avaient minimum 25 ans ! Et cela vole pas mal :)

Et donc, après plusieurs mois de boulot, voici la nouvelle cuisine. Il reste plusieurs points de finition (stores au fenêtre, changement du luminaire, quelques retouches de peintures, un peu de déco, des réglages, etc …), mais cela vous donne déjà un bon aperçu (photos cliquables pour voir en plus grand) :

cuisine_all

cuisine_feu

cuisine_frigo

cuisine_carrelage
Vu qu’on a bien saoulé les gens avec, j’ai également mis la photo de la retouche de carrelage.

Si vous voulez comparer, avant c’était comme cela : clique ici

Bref, encore un tout petit petit petit peu de travail, mais on va dire que ça se présente plutôt bien :)

Pour google, et ceux que cela pourrait intéresser, quelques infos techniques :
– Meubles : You
– Cuisiniste : Espace Jean Larocha
– Electroménager : Cojer ( Marques = Smeg, Blanco et Roblin)
– Electricité & carrelage : professionnels du coin
– Peinture plafond : professionnel du coin
– Papier peint et peinture : Gmar & Delphine
– Plinthes : Gmar
– Tout le reste : Gmar & Delphine